A/B testing d’un site web : ce qu’il faut savoir

L’A/B testing de site web, qu’est-ce que c’est ? Y a-t-il une différence entre l’A/B testing et le split-test ? À quoi ça sert de faire de l’A/B testing ? Qu’est-ce qu’on peut tester ? Quel est l’un des éléments les plus importants à tester lorsqu’on a un site web ? Et quels sont les meilleurs logiciels pour réaliser ces dits tests ?

Autant de questions dont voici les réponses !

Pourquoi il est capital de faire de l’A/B testing de site web ?

L’A/B testing de site web consiste tout simplement à  se servir d’un logiciel pour comparer deux versions (la version A, et la version B) d’une page (de votre site web) qui diffèrent par un élément afin de trouver celle qui convertit le mieux votre cible.

Une fois la gagnante trouvée, on la compare à nouveau à une troisième version afin de trouver celle qui remporte le match cette fois-ci. On compare alors cette dernière à une nouvelle. Et ainsi de suite.

En fait, les meilleurs webmarketeurs ne cessent jamais de faire de l’A/B testing de site web. C’est comme cela qu’ils finissent avec des sites web qui affichent des taux de conversion très élevés. C’est le secret de tout webmarketing performant !

Je sais que pas mal d’apprentis webmarketeurs (dont je faisais partis) pensent savoir à l’avance laquelle des deux versions convertira le mieux.

Mais personne ne peut garantir à 100% sans A/B test que telle ou telle version d’une page convertira mieux.

Car, même s’il y a des règles à suivre et des erreurs à ne pas faire quand on veut convertir, le résultat final dépend de plusieurs facteurs :

  • la niche sur laquelle vous vous trouvez ;
  • les tendances et habitudes (de pensée, d’action) propres à votre marché ;
  • votre réputation ;
  • la qualité de votre offre ;
  • l’élasticité de votre marché au prix ;

Un exemple pour illustrer ? De nombreux soi-disant experts en webmarketing vous diront qu’une remise, qu’une réduction, qu’une promotion sur le prix a pour effet instantané d’augmenter les ventes.

Lorsqu’ Electronic Arts a voulu promouvoir un jeu vidéo, elle a testé deux pages de vente :

  • la première comportait un bandeau de réduction de 20% sur le prochain achat pour une pré-commande effectuée tout de suite ;
  • la deuxième n’offrait aucune réduction.

La deuxième, celle qui n’offrait aucune réduction, a généré 43% de ventes supplémentaires. Oui, 43% !

Si Electronic Arts avait écouté un soi-disant expert en webmarketing, elle n’aurait pas effectué ce test, et serait passée à coté de 43% de ventes supplémentaires.

Mais en fait, que peut-on tester concrètement sur un site web ?

Ce que l’on peut tester sur un site web

Sur un site web, tout, absolument tout, peut faire l’objet d’un split-test (autre petit nom de l’ab testing) :

  • vos pages de vente ou certaines parties desdites pages de vente ;
  • les vidéos de vente ;
  • vos bannières ;
  • les liens vers vos pages-produits ;
  • les couleurs des boutons d’appel à l’action ;
  • les appels à l’action eux-mêmes ;
  • les titres et les en-têtes ;
  • vos divers posts de blog ;
  • les cadeaux que vous proposez en échange des adresses email de vos visiteurs ;
  • les squeeze pages utilisées pour capturer lesdites adresses email ;
  • le texte des squeeze pages, les couleurs utilisées ;
  • les différentes landing pages ;
  • la page d’accueil ;
  • les pages upsell et downsell ;
  • le langage utilisé sur le site web, votre façon de parler à vos visiteurs, de leur convoyer un message ;
  • les pop-ups ;
  • la taille de la police ;
  • les images et les icônes ;
  • le layout ou mise en page ;

Et le split-test peut même se faire ailleurs : vous pouvez tester les emails envoyés à vos abonnés (le titre, le contenu, l’appel à l’action, etc), une séquence d’emails, etc.

Mais l’un des éléments les plus importants à tester, c’est ceux qui sont liés à la transformation de vos visiteurs en abonnés. Pourquoi ? Tout simplement parce que pas d’abonnés = pas de ventes ou alors très peu !

Vous faites de nombreux efforts pour drainer du trafic ciblé sur votre site, pour amener des clients potentiels à la visiter : publication d’articles optimisés pour les moteurs de recherche, annonce AdWords, pub Facebook, etc ; ce qui est très bien !

Mais si vous ne parvenez pas à capturer les adresses email desdits visiteurs, vos efforts seront inutiles car la majorité d’entre eux s’en iront, et reviendront rarement sur votre site web.

Par ailleurs, parce que vous n’avez pas leurs adresses email, vous ne pourrez pas nouer une relation particulière de confiance avec eux. Et pas de confiance = pas de ventes. Car les gens n’achètent en général que chez ceux qu’ils connaissent, aiment, et à qui ils font confiance.

Donc, il est capital que vous concentriez vos efforts sur la transformation de vos visiteurs ciblés en abonnés. Plus grand sera le taux de conversion des visiteurs ciblés en abonnés, meilleur sera le taux de conversion de ces abonnés ciblés en clients.

Pour transformer le maximum de visiteurs ciblés en abonnés, vous aurez besoin d’éléments tels que :

  • des squeeze pages : c’est-à-dire des pages de capture des mails de vos abonnés ;
  • des pop-ups : c’est-à-dire des petites fenêtres qui s’ouvrent automatiquement et de façon assez intrusive lorsqu’on va sur une page web (à ne surtout pas utiliser sur mobile !). Si elles peuvent servir à diverses choses telles que l’invitation à participer à une enquête, les pop-ups sont, aujourd’hui, de plus en plus utilisées pour récupérer les emails des lecteurs d’un site ou d’un blog ;
  • des cadeaux attrayants : pour que vos visiteurs acceptent d’entrer leurs adresses email dans vos squeeze pages ou pop-ups, il faut que vous leur donniez une raison de le faire. L’une des plus utilisées, ce sont les cadeaux attrayants. Mais attention, de nombreuses personnes font l’erreur de proposer un cadeau sans véritablement connaître le profil de leur public cible. Et ça, ce n’est pas la meilleure manière d’optimiser son taux de conversion.
  • Un message qui incite et persuade : vos squeeze pages doivent contenir un message qui donne envie à votre visiteur de vous fournir immédiatement son adresse email. Pour en savoir davantage sur ce point, je vous invite à lire ou relire mon article sur la création d’une landing page qui convertit.

Maintenant, bien que vous puissiez disposer de tout cela sur votre page de capture, sans split-tests, vos taux de conversion ne seront jamais aussi meilleurs qu’ils devraient l’être.

Or, rappelez-vous : plus grand est le nombre de visiteurs ciblés que vous transformez en abonnés, plus grand est le nombre de clients au final.

Donc, un conseil, penser à réaliser des split-tests entre :

  • vos squeeze pages ;
  • vos fenêtres pop-up ;
  • vos formulaires slide-in ;
  • une squeeze page et une fenêtre pop-up ;
  • une squeeze page et un formulaire slide-in
  • un formulaire slide-in et une fenêtre pop-up ;
  • vos cadeaux ;
  • l’offre proposée sur les squeeze pages, fenêtres pop-up et formulaires slide-in ;
  • le texte qui présente cette offre ;

Prenez par exemple vos squeeze pages. Vous pouvez par exemple en faire 2 qui sont en tous points identiques, mais qui offrent des cadeaux différents. Cela vous permettra de trouver le cadeau (et l’offre sous-jacente) qui convertit le mieux vos visiteurs en abonnés.

Vous pouvez également en prendre 2 qui sont similaires en tous points sauf que le bouton ʺCall to Actionʺ de la première squeeze page est rouge alors que celui de la deuxième est vert. Cela vous permettra de trouver quelle couleur de bouton d’appel à l’action convertit le mieux vos visiteurs en abonnés.

Vous pouvez aussi prendre une fenêtre pop-up et voir si elle convertit mieux lorsqu’elle s’affiche 10 secondes après l’arrivée du visiteur sur le site ou au contraire lorsque ce dernier cherche à en sortir. Etc.

En fait, en matière d’A/B testing de site web, votre seule limite, c’est votre imagination. Mais ce qui est sûr, c’est que vous ne devez jamais arrêter de tester. C’est ainsi que vous optimiserez chaque élément de votre processus de conversion des visiteurs en abonnés. Et c’est ainsi que vous parviendrez à décupler vos taux de conversion alors que votre trafic ciblé reste le même.

Maintenant, découvrons quelques très bons logiciels pour faire de l’A/B testing de site web.

Quelques très bons logiciels pour faire de l’A/B testing de site web

Il existe de nombreux logiciels pour faire de l’A/B testing de site web. Mais certains se démarquent tout particulièrement des autres. Voici 4 d’entre eux, le meilleur se trouvant en première position :

Thrive Leads

Il s’agit tout simplement du meilleur outil tout-en-un pour faire de l’A/B testing de site web.

ThriveLeads vous permet de créer divers formulaires opt-in de votre choix (pop-ups, widgets,  scroll mat, post footer, in content etc) et ceci d’un simple ʺglisser-déposerʺ dans l’éditeur (donc nul besoin de s’y connaître en code pour concevoir les diverses versions des formulaires opt-in que vous voulez tester).

Du point de vu A/B testing, Thrive Leads vous permet de tester plusieurs versions d’un formulaires opt-in (par exemple tester 2 types de popup) ainsi que plusieurs types de formulaires (par exemple tester si la popup convertit mieux que le scroll mat et le in content).

Et ce n’est pas tout ! L’outil vous aide également à cibler votre audience et à proposer des formulaires opt-in en phase avec le contenu que votre visiteur est en train de lire (grâce au Leads Groups) ; ce qui va optimiser vos taux de conversion.

Et lorsque vous serez prêt à lancer le test sur votre site web, vous n’aurez nul besoin de maîtriser le code ni d’acheter des plugins et applications supplémentaires.

Il vous suffira simplement de sélectionner les formulaires à tester, et de laisser Thrive Leads faire le reste pour vous.

Grâce à sa fonction ʺautomatic winnerʺ, Il va même jusqu’à montrer automatiquement, à vos visiteurs, la version gagnante de vos pages à l’issue du split-test ; ce qui fait que vous maximisez vos taux de conversion sans autres efforts de votre part.

En fait, Thrive Leads fait bien plus que des split-tests. Il cire également les pompes !

Je plaisante bien sûr …

Mais ce qui est sûr, c’est que ThriveLeads est tout simplement l’outil le plus puissant sur le marché pour faire croître rapidement sa liste d’abonnés (ce n’est pas pour rien que des milliers de webentrepreneurs l’utilise).

Et pour ne rien gâcher, il présente le meilleur rapport qualité/prix : 97 dollars en un seul paiment pour l’installer sur 5 sites.

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Google Analytics

Il présente l’avantage d’être gratuit, et permet de tester jusqu’à 10 variantes d’une même page de contenus, chacune d’entre elles étant soumise aux utilisateurs via une URL distincte.

De plus, il vous permet de disposer des performances des pages de votre test, et vous indique si l’une d’entre elles obtient des résultats nettement supérieurs aux autres.

Par ailleurs, vous pouvez changer la proportion des utilisateurs de votre site qui participent audit test. Mais pour faire de l’A/B testing de site web avec Google Analytics, il vous faudra ajouter un code de test à la page d’origine ou alors trouver quelqu’un qui sait le faire.

De plus, les fonctionnalités A/B testing de Google Analytics ne sont pas aussi poussées que les autres logiciels présentés.

Et on ne peut pas le leur reprocher, vu que c’est gratuit !

Optimizely

En gros, ce logiciel SAAS offre un éditeur visuel simplifié d’A/B Testing, la possibilité de cibler l’audience en se servant de multiples critères ainsi qu’un tracking des clics.

Il vous permet également de réduire la part de trafic à consacrer au split-test, et vous donne accès à une fonctionnalité de planification ainsi qu’à l’historique des résultats. Mais il nécessite de connaître, ne serait-ce qu’un peu, les langages HTML et CSS.

Un exemple ? Il vous faudra créer manuellement les sélecteurs CSS. Si vous ne savez pas de quoi il s’agit, autant vous dire qu’Optimizely  n’est pas fait pour vous.

Kameleoon

Ce logiciel d’A/B testing de site web, disponible lui aussi en mode SAAS, offre à peu près les mêmes fonctionnalités qu’Optimizely :

  • éditeur visuel simplifié ;
  • tracking des clics ;
  • possibilité de réduction de la part de trafic consacrée aux split-tests ;
  • accès à une fonctionnalité de planification ;
  • accès à l’historique des résultats ;

Mais contrairement à Optimizely, vous n’aurez pas besoin de maîtriser les langages HTML et CSS pour utiliser Kameleoon. Le vrai problème de Kameleoon, c’est ses tarifs plutôt lourds : 349 euros/mois pour 100.000 visiteurs uniques.

Voilà, maintenant que vous savez l’importance de réaliser de l’A/B testing sur votre site web et quel logiciel utiliser, ne reste plus qu’à passer à l’action 😉

Et bien sûr, si vous avez la moindre question, c’est dans les commentaire que ça se passe.

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