De l’importance de l’entrepreneuriat social dans la culture d’entreprise

Avez-vous déjà entendu parler de l’entrepreneuriat social ?

Ce terme très en vogue est apparu dans les années 1990.

Basé essentiellement sur l’intérêt général, il a contribué à révolutionner le marketing traditionnel.

Mais que cache l’entrepreneuriat social au juste ?

Est-ce une cause réelle défendue par un marketing sincère ?

Ou est-ce un énième effet de mode, comme en connaît le marketing chaque année ?

Je démêle le vrai du faut à propos de l’entrepreneuriat social dans cet article.

Qu’est-ce que l’entrepreneuriat social ?

L’entrepreneuriat social est une manière d’entreprendre totalement différente des autres.

Là où l’entrepreneuriat classique est uniquement centré sur le profit, celui-ci est en effet axé sur d’autres valeurs.

En l’occurrence, l’entrepreneuriat social est basé sur l’intérêt général.

Ce qui signifie que l’entreprise qui adopte cette façon d’entreprendre utilise le profit comme un moyen de satisfaire l’intérêt général.

Le profit n’est plus un objectif, mais un moyen d’atteindre l’objectif.

Toutes les initiatives et les démarches économiques de l’entrepreneuriat social ont donc pour but de servir une cause d’utilité publique.

À ce titre, tous les profits réalisés sont réinjectés dans la cause défendue.

En cela, l’entrepreneuriat social se rapproche un peu du fonctionnement associatif.

À ceci près qu’une association a l’obligation légale de réinjecter ses bénéfices dans son propre fonctionnement.

L’entreprise sociale et solidaire, elle, le fait par choix, en se mettant au service de la société.

Et c’est justement ce qui lui permet de construire une image de marque plus noble.

Travailler son image de marque avec l’entrepreneuriat social

L’entrepreneuriat social permet aux entreprises d’être mieux perçues par leurs clients.

C’est bien connu : l’intérêt général est une noble cause.

Et les entreprises qui oeuvrent en ce sens ont toujours une meilleure réputation.

L’entrepreneuriat social s’inscrit dans une image de marque plus respectueuse.

C’est donc une façon de briller en défendant des causes d’utilité publique.

Il s’intègre aussi parfaitement à la démarche de RSE, ou responsabilité sociale d’une entreprise.

Dans un monde où le marketing se veut de plus en plus agressif, l’entrepreneuriat social permet de remettre l’intérêt général au coeur des profits.

Comme un petit berlingot à la fraise au milieu d’un seau de têtes brûlées en somme.

Bref, l’entrepreneuriat social est un excellent moyen de joindre l’utile à l’agréable.

Mais attention, toutes les causes ne s’y prêtent pas.

Quelles causes pour l’entrepreneuriat social ?

Vous l’aurez compris, l’entrepreneuriat social a pour but de satisfaire l’intérêt général.

Mais vous serez d’accord pour dire que ce terme est un peu fourre-tout.

Et qu’on ne sait pas vraiment de quoi il est question dans le fond.

C’est pourtant très clair dans le cadre de l’entrepreneuriat social.

On trouve généralement deux principales causes défendues dans ce contexte.

Dans une démarche de RSE, l’environnement fait partie intégrante de ce type d’entrepreneuriat.

Le but peut notamment être de lutter contre la surproduction de déchets ou la pollution par exemple.

Dans ce cas, c’est l’entreprise tout entière qui s’investira dans cette cause.

Et c’est d’ailleurs le cas de nombreuses entreprises aujourd’hui.

Il peut également s’agir de soutenir une cause d’ordre social.

On pourra alors parler de réduire le taux de chômage, ou de faciliter l’accès au logement.

La santé est une autre cause couramment défendue dans le cadre de l’entrepreneuriat social.

Certaines entreprises militent en effet pour l’accès aux soins dans les pays défavorisés par exemple.

Quel que soit le combat, celui-ci tournera toujours autour de l’environnement ou du social.

C’est l’essence même de l’entrepreneuriat social.

Et c’est même de plus en plus à la mode chez les entreprises.

Mais il doit s’agir d’une démarche vraiment sincère.

L’entrepreneuriat social, un vrai projet

L’entrepreneuriat social défend de grandes et justes causes.

Mais ce n’est pas tout de dire qu’on le fait : encore faut-il le faire, et bien.

Car on trouve énormément d’entreprises qui se cachent derrière cette démarche pour redorer leur blason.

Mais en réalité, elles n’effectuent aucune démarche en ce sens.

C’est particulièrement le cas du marketing vert, dont le greenwashing est une dérive fréquente.

Beaucoup d’entreprises se servent en effet de l’entrepreneuriat sociale pour se revendiquer éco-friendly, alors qu’elles ne le sont pas.

Transposée à une problématique sociale, cette dérive s’appelle le conscience-washing.

L’entrepreneuriat social doit reposer sur un vrai projet, qui donne lieu à de vraies initiatives.

Il ne s’agit pas d’étaler ses ambitions dans les médias, mais de faire preuve d’une réelle sincérité.

Car prétendre œuvrer pour le bien commun et ne pas le faire, c’est la meilleure façon de détruire son image de marque.

On pourrait notamment citer le cas Nutella, qui n’est pas franchement connu pour être éco-friendly.

On se souvient tous du scandale de l’huile de palme, dans lequel la firme est toujours embourbée.

Mais ça ne l’empêche pas de tenter de se refaire une image de marque à grands coups de greenwashing.

Sauf qu’une fois que la confiance est rompue, l’entrepreneuriat social s’effondre tel un château de cartes.

En gros, il faut du concret et des actes, et non pas des promesses.

Logique, me direz-vous.

Mais que fait-on du profit dans tout ça ?

Peut-on faire du profit avec l’entrepreneuriat social ?

Dans l’inconscient collectif, profit ne rime pas vraiment avec intérêt général.

Et pourtant, il est tout à fait possible de faire du profit avec l’entrepreneuriat social.

Après tout, il faut bien gagner de l’argent pour œuvrer en faveur du bien commun.

Mais la différence fondamentale réside dans la façon d’utiliser ces profits.

Dans le cadre de l’entrepreneuriat social, tous les bénéfices doivent en effet être réinjectés dans l’activité.

Tout le profit que génère l’entreprise doit donc servir à mettre en place de nouvelles actions en faveur de la cause défendue.

Ici, c’est l’activité économique qui se met au service de l’intérêt général.

Le profit n’est donc plus une fin en soi.

Il devient uniquement un moyen d’agir pour une cause d’utilité publique.

C’est en cela que l’entrepreneuriat social se rapproche d’une association à but non lucratif.

De même, l’entreprise qui le pratique devra œuvrer en interne au niveau du traitement de ses salariés.

Ce qui implique notamment le respect de l’égalité salariale, des conditions de travail décentes, etc.

Pour conclure, retenez que l’entrepreneuriat social repose sur quatre idées fondamentales :

  • une cause d’utilité publique au coeur de l’activité économique
  • des profits strictement encadrés et réinjectés dans l’activité
  • une démarche sincère et vraie
  • un vrai projet et des actions concrètes

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