Le marketing participatif en 5 questions

A l’ère des réseaux sociaux, le marketing participatif prend du galon.

Cette pratique relativement nouvelle n’a pourtant vu le jour qu’il y a quelques années seulement.

Et désormais, elle ne cesse de prendre de l’ampleur sur internet.

Le marketing participatif est en effet plébiscité par de plus en plus d’entreprises.

Et quand on en voit les nombreux avantages, on se dit qu’il y a une vraie idée à creuser.

Aujourd’hui, je vous propose vous faire découvrir le marketing participatif en cinq questions.

Qu’est-ce que le marketing participatif ?

Le marketing participatif consiste pour une entreprise à impliquer ses clients dans la gestion de son offre.

Il peut s’agir de la construction d’une nouvelle offre, comme du développement ou de l’évolution d’une offre déjà existante.

Le terme de marketing collaboratif, ou celui de crowdsourcing, sont également souvent employés pour désigner ces pratiques.

Mais le marketing participatif englobe aussi des fins de promotion par les clients eux-mêmes, grâce au bouche à oreille.

Il faut savoir qu’à la base, cette pratique n’a pas vraiment été initiée par les entreprises.

Elle résulte plutôt de la volonté des consommateurs de faire entendre leur voix.

Et cette forme de marketing s’est grandement développée avec l’avènement d’internet.

Le marketing participatif contribue à gommer peu à peu la frontière entre client et entreprise.

A ce titre, il présente de nombreux avantages.

Quels avantages ?

Le marketing participatif offre des avantages non négligeables.

Déjà, faire participer les clients à la création d’une nouvelle offre peut permettre de réduire les coûts.

C’est particulièrement vrai quand on fait du crowdsourcing, c’est-à-dire qu’on propose à la communauté de mettre ses talents et son intelligence à profit pour l’entreprise.

Mais le marketing participatif permet aussi de réduire les coûts liés à la promotion.

Car ce sont les clients eux-mêmes qui en réalisent une bonne partie.

De plus, cette stratégie permet de mieux satisfaire les clients.

Car ils sont placés au coeur de l’action.

Or, un client qui se sait bien considéré est un client heureux.

Et en tant que tel, il n’hésitera pas à faire la promotion de la marque, et à la recommander autour de lui.

Ce type de marketing redonne vraiment la part belle à la relation client.

Un bon moyen de se démarquer de la concurrence, en prônant des valeurs humaines plutôt que marchandes.

C’est donc aussi une très bonne façon de travailler son image de marque sur le web.

Des dérives possibles ?

Bien sûr, il y a toujours le revers de la médaille.

Et s’il présente beaucoup d’avantages, le marketing participatif implique aussi quelques risques.

Des risques qu’il est impératif de maîtriser au mieux, afin d’éviter les dérives.

Mais de quelles dérives parle-t-on au juste ?

La principale, c’est celle de la déformation du message initial.

Car le risque quand on fait participer un grand nombre de clients, c’est que le message perde de sa substance.

Et c’est particulièrement vrai sur les réseaux sociaux, où tout va très vite.

Si bien que le message final peut être complètement différent de celui que la marque voulait faire passer au début.

D’autant plus qu’il est impossible de sélectionner les commentaires les plus pertinents sur les réseaux sociaux.

Le potentiel de viralité du marketing participatif étant énorme, on peut vite se retrouver dépassé par l’ampleur de la diffusion.

Par ailleurs, le marketing participatif peut vite se retourner contre une marque en cas de gratification pécuniaire.

Une marque qui propose une récompense de 5000 euros par exemple, est une marque qui expose sa campagne à des dérives malsaines de la part du consommateur.

Et d’un autre côté, la récompense offerte doit aussi valoir suffisamment le coup pour convaincre les gens de participer.

C’est une équation délicate, qui implique de maîtriser sa campagne de marketing participatif du début à la fin.

De même, les résultats de la campagne doivent être pris en compte sérieusement par la marque.

Au risque sinon de produire l’effet inverse de celui escompté.

Car les participants se sentiront lésés, et auront l’impression d’avoir été menés en bateau.

Où déployer une stratégie de marketing participatif ?

Le marketing participatif a littéralement explosé avec la digitalisation.

Mais son utilisation restait relativement marginale avant la démocratisation des réseaux sociaux.

Rien de mieux qu’un réseau social pour déployer une stratégie de marketing participatif à grande échelle.

Ce sont des canaux parfaits pour se faire connaître rapidement, et fédérer une communauté sociale.

Ils concentrent en effet un grand nombre d’utilisateurs, et possèdent un potentiel de viralité énorme.

Facebook, Instagram, mais aussi Twitter ou même LinkedIn, sont autant de réseaux sociaux propices au marketing participatif.

Quelles sont les meilleures formes de marketing participatif ?

Il existe de nombreuses formes de marketing participatif.

Certaines sont cependant plus efficaces que d’autres, notamment sur les réseaux sociaux.

Joker n°1 : le vote du public

C’est une forme de marketing participatif très appréciée du public.

Elle consiste à demander l’avis des clients, concernant le choix d’un nouveau produit à lancer par exemple.

Exemple : la marque Danette avait proposé il y a quelques années à sa communauté de choisir les nouvelles saveurs de ses produits.

Complétée par des spots publicitaires à la télé, la campagne de marketing participatif sur les réseaux sociaux a connu un succès retentissant.

Joker n°2 : le jeu concours

L’idée ici, c’est d’impliquer la communauté en proposant aux membres de participer à un concours, dont le vainqueur gagne un lot.

Il peut s’agir d’un concours de la photo la plus drôle par exemple.

Exemple : la marque Cambox Horse, qui avait proposé un concours de la plus belle photo de chute de cheval, en partenariat avec une page Facebook faisant autorité dans le monde du cheval.

Le lot à gagner était le tout dernier modèle de caméra embarquée pour les cavaliers.

Un bel exemple de partenariat productif entre deux marques, pas forcément très connues indépendamment l’une de l’autre.

Mais qui ont pu profiter de leurs notoriétés respectives par ricochet.

Joker n°3 : les campagnes de crowdfunding

Ici, il s’agit de faire participer les clients à la création d’un nouveau produit, ou au lancement d’un nouveau projet.

L’aspect financier de la participation contribue à rendre cette dernière plus importante aux yeux des donateurs.

Attention toutefois à bien choisir l’objectif de ce genre de campagne.

Car une entreprise réputée très riche qui lance un crowdfunding par exemple, c’est le bad buzz marketing assuré !

A réserver plutôt aux petites entreprises qui débutent donc.

Exemple : le label musical indépendant My Major Company, qui consiste à produire de nouveaux artistes émergents grâce au soutien financier de la communauté.

De nombreux artistes ont ainsi pu lancer leur propre album, alors qu’ils n’auraient pas eu la chance d’être produits par une maison de disques.

Joker n°4 : la création de contenu

Les participants se voient offrir l’opportunité de mettre à profit leur créativité pour produire un tout nouveau contenu.

Les bénéfices sont doubles, à la fois pour la marque et pour les participants.

La première profite d’un nouveau contenu totalement gratuit, et les seconds d’un boost de notoriété pouvant faire office de tremplin.

Exemple : la marque de briquets BIC, qui avait proposé à la communauté de designer son prochain modèle de briquets.

A la clé : une somme rondelette, et l’édition de nombreux briquets portant le dessin du gagnant.

Le marketing participatif est donc une excellente solution pour les marques qui souhaitent nouer une vraie relation avec leurs clients.

Et au vu de l’utilisation massive et grandissante des réseaux sociaux, le concept n’a pas fini de faire parler de lui !

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