Newsjacking : surfer sur l’actualité pour gagner en visibilité

Vous avez peut-être déjà entendu parler du newsjacking.

Cette pratique aussi virale que complexe est de plus en plus appréciée des différentes marques.

Ces dernières n’hésitent plus à exploiter l’actualité en leur faveur, afin de gagner en visibilité.

Mais entre newsjacker et badbuzzer, il n’y a qu’un pas.

Et nombreux sont ceux qui sont tombés dans le piège.

Pour vous éviter de subir le même sort, je vous donne quelques conseils pour maîtriser le newsjacking à la perfection.

Qu’est-ce que le newsjacking ?

On appelle newsjacking le fait d’utiliser une actualité extérieure à une entreprise pour augmenter la visibilité de celle-ci.

Le but est de s’emparer d’un phénomène d’actualité, pour le détourner à son avantage.

Et ainsi, en récupérer la visibilité à son propre profit.

Le newsjacking permet d’accroître sa notoriété en surfant sur les tendances.

Le terme a été inventé par David Meerman Scott, expert et conférencier mondialement reconnu.

Cette stratégie permet de communiquer de façon positive, en profitant d’un accroissement temporaire de visibilité.

En cela, le newsjacking permet de travailler son image de marque.

Il est par exemple idéal pour une entreprise qui souffre d’une mauvaise communication.

Ou qui tente désespérément de se refaire une santé après un gros bad buzz.

Il est important de savoir que le newsjacking n’est pas destiné à communiquer sur le fond.

Au contraire, il s’agit surtout de faire le buzz, en rebondissant sur une actualité brûlante.

Et c’est d’ailleurs ce que fait à la perfection Monoprix, le roi du newsjacking.

Monoprix, le roi du newsjacking ?

S’il existe un boss du game en matière de newsjacking, c’est bien Monoprix.

La chaîne de supermarchés a su s’imposer au fil des années comme une référence dans le domaine.

Monoprix est en effet connu pour ses packaging originaux et décalés.

Et surtout, qui surfent à merveille sur les différentes actualités.

À première vue, la stratégie de la marque regroupe tous les composants essentiels d’un newsjacking réussi.

Mais en y regardant de plus près, on s’aperçoit que Monoprix se sert surtout d’événements prévus à l’avance pour communiquer.

Ce qui ne constitue donc plus vraiment du newsjacking à proprement parler.

On serait plutôt sur de la communication événementielle classique.

Quoi qu’il en soit, et malgré quelques erreurs de communication, Monoprix maîtrise l’art du newsjacking.

Et ça commence notamment par une réactivité à toute épreuve.

La réactivité, la clé du newsjacking

Pour bien surfer sur l’actualité, il n’y a pas de secret.

Il faut être extrêmement réactif, afin de ne manquer aucune information cruciale.

Car la principe de base du newsjacking, c’est la surprise.

Il faut en effet rebondir dessus sitôt l’actualité sortie.

Vous devez réagir dans la journée, voire même dans l’heure qui suit, autant que faire se peut.

Dans le cas contraire, on encourt deux risques majeurs.

D’une part, celui de se faire doubler par ses concurrents.

Car l’actualité appartient à tout le monde.

Tout le monde est donc libre de s’en emparer, et d’en récupérer toute la visibilité.

Si vous n’êtes pas assez réactif, vous courez donc le risque d’être noyé par la concurrence.

Et d’autre part, ne pas réagir suffisamment tôt risque de faire tomber l’actualité dans l’oubli.

Même si vous ne vous faites pas doubler, vous ne bénéficierez d’aucune visibilité si le public est déjà passé à autre chose.

La règle d’or du newsjacking est donc la réactivité.

Mais attention à ne pas tomber dans l’excès inverse non plus.

Ne pas trop anticiper

L’autre clé d’un newsjacking réussi, c’est la spontanéité.

C’est en effet une pratique idéale pour apporter un peu de fraîcheur à une entreprise ou une marque.

Or, certaines d’entre elles commettent souvent l’erreur de planifier leur newsjacking trop longtemps à l’avance.

Elles tiennent en effet un plan détaillé de tous les événements à venir, sur lesquels surfer.

Mais cette pratique enlève justement toute sa spontanéité au newsjacking.

On tombe alors dans le marketing événementiel, dont je vous parlais plus haut avec Monoprix.

C’est une stratégie qui a le même but, mais qui se prépare bien plus en amont.

Le newsjacking ne peut pas être efficace s’il perd sa fraîcheur et sa spontanéité.

Alors laissez-vous porter par l’actualité, et contentez-vous de rester en veille permanente.

Restez connecté, pour trouver l’actualité qui vous propulsera sur le devant de la scène.

Trouver LA bonne actu

Quel qu’en soit le sujet, ce ne sont pas les actualités qui manquent en ce bas monde.

Vous avez donc l’embarras du choix pour réussir votre newsjacking.

L’essentiel étant de trouver LA bonne actualité, celle qui vous offrira un boost de popularité sans précédent.

Pour ça, dites-vous que plus l’actualité est brûlante, et plus forte sera votre visibilité.

L’avantage du newsjacking, c’est qu’on peut utiliser presque n’importe quelle information.

Vous pouvez en effet détourner une actualité qui n’a absolument rien à voir avec votre marque ou votre produit.

Et c’est d’ailleurs ce qui se passe dans l’immense majorité des cas.

Attention toutefois : si je dis presque, c’est que toutes les actus ne sont pas bonnes à prendre non plus.

J’aurai l’occasion d’approfondir le sujet un peu plus bas.

Ce qui fonctionne toujours en revanche, c’est l’humour.

Amuser pour mieux newsjacker

L’humour en marketing est un autre pré-requis du newsjacking.

L’idéal, c’est en effet de créer un décalage entre l’actualité et la campagne de newsjacking.

Le but étant toujours le même : marquer les esprits pour récupérer la visibilité de l’actualité en question.

Newsjacker avec humour permet notamment d’augmenter son capital sympathie auprès des consommateurs.

Ces derniers apprécient tout particulièrement les marques qui ne se prennent pas au sérieux.

Car l’humour est une des émotions les plus puissantes qui puissent exister chez l’humain.

Le rire entraîne en effet la sécrétion de dopamine, l’hormone du bien-être et de l’addiction.

Un cercle vertueux qui fait que plus on rit, et plus on a envie de rire.

Et comme je vous l’ai dit précédemment, n’hésitez pas à rebondir sur une actualité qui n’a rien à voir avec vous.

C’est ce qui vous permettra de créer ce décalage tant recherché.

Mais prenez garde à ne pas confondre humour décalé et mauvais goût.

Car la frontière entre les deux est pour le moins ténue.

Newsjacking et bad buzz : comment l’éviter ?

C’est le risque le plus important, et la conséquence la plus préjudiciable d’un newsjacking raté.

Certes, il est indispensable de se démarquer en utilisant un ton décalé.

Mais à trop rechercher le décalage, on finit par être totalement à côté de la plaque.

Et c’est là que la frontière du mauvais goût est franchie, avec à la clé un bad buzz marketing assuré.

Le problème, c’est qu’il est presque impossible de savoir où se situe cette frontière.

Tout simplement car elle est soumise à l’interprétation du public.

Alors pour ne prendre aucun risque, il faut à tout prix éviter de surfer sur des actualités douteuses.

Ainsi, on évitera de rebondir sur un événement d’une gravité extrême, comme un décès ou un attentat par exemple.

Sachez que tout n’est pas bon à prendre en matière de publicité.

Et tous ceux qui ont cru bon de penser le contraire ont subi les foudres de leur audience.

Un mauvais newsjacking, c’est en effet l’assurance de détruire son image du marque durablement.

Bref, un coup de pub oui, mais pas à n’importe quel prix.

Voilà, en substance, ce qu’il faut retenir du newsjacking.

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