Personal branding : le guide complet de l’auto-promo

Aujourd’hui, on voit de plus en plus d’entrepreneurs qui se confondent avec la marque qu’ils représentent.

On appelle ce phénomène personal branding, ou marque personnelle.

Cette stratégie est née d’une profonde évolution des besoins des consommateurs.

Car ces derniers sont devenus très méfiants.

La faute à la digitalisation du marketing, qui a installé une barrière parfois difficile à franchir pour certains clients.

Et quand on sait qu’environ 25% de la valeur d’une entreprise repose sur sa réputation, on comprend mieux l’enjeu que représente le fait de savoir se vendre.

Et pour ça, le personal branding est idéal.

Petit cours théorique et pratique sur l’art de l’auto-promo.

Personal branding définition

Le personal branding, c’est tout simplement le fait pour un individu de se promouvoir lui-même en tant que marque.

Il vise donc à devenir lui-même une marque.

Pour cela, il utilise des procédés habituellement utilisés pour faire la promotion d’une marque.

C’est notamment le cas des campagnes de publicité par exemple.

On peut distinguer trois formes de personal branding.

Quand les patrons mouillent le maillot

Il s’agit du premier des cas de personal branding fréquemment rencontrés.

Dans cette configuration, c’est généralement le fondateur de la marque, ou l’une de ses figures de proue le cas échéant, qui se met en avant.

Il est alors le symbole de sa propre marque, et en devient le porte parole.

Il y a donc une confusion entre la marque en elle-même, et la personnalité qui l’incarne pour en faire la promotion.

D’où le nom de personal branding.

Parmi les exemples célèbres, on peut citer Steve Jobs.

Fondateur d’Apple, ce dernier n’a pas hésité à se mettre en scène tout au long de sa carrière pour promouvoir la marque à la pomme.

Si bien qu’aujourd’hui, on ne le dissocie même plus de sa marque.

Et ce, malgré son décès survenu en 2011, il y a déjà sept ans.

On pourrait aussi parler de Michel-Edouard Leclerc, dirigeant emblématique de l’enseigne de grande distribution éponyme.

Si les cadres de l’entreprise Leclerc n’ont pas pour habitude de s’afficher au grand jour, ce n’est pas le cas de son PDG.

Ce dernier tient en effet un blog, où il se place régulièrement en défenseur du pouvoir d’achat des français.

Et bien qu’il soit plutôt discret en terme de publicité, il reste indissociable de sa marque.

Une confusion qui est d’ailleurs accentuée par le fait qu’elle porte son nom.

Le professional branding

Le terme est certes un peu différent, mais ça reste du personal branding.

Le professional branding, c’est le fait pour un entrepreneur de promouvoir son expertise dans un domaine d’activité spécifique.

C’est en quelque sorte un infopreneur, qui vend de l’expertise professionnelle au lieu de vendre des produits.

La différence réside surtout dans les moyens de communication employés.

Là où une marque utilisera plutôt la publicité traditionnelle, l’infopreneur travaillera plus son réseau personnel.

Ça passe notamment par les réseaux sociaux, les blogs et autres sites web destinés à promouvoir son activité.

C’est d’ailleurs là que le SEO revêt une importance capitale.

Car l’infopreneur doit impérativement être visible pour attirer des visiteurs sur son site.

L’auto-promo du freelance

Le dernier cas de personal branding concerne les travailleurs indépendants.

Et plus particulièrement les auto-entrepreneurs et les freelance.

Ces derniers sont l’incarnation même du personal branding.

Ils ont en effet créé leur propre marque par la force des choses, rien qu’en créant leur entreprise.

C’est en effet cette dernière qui représente leur marque.

Ils n’ont donc pas d’autre choix que de la promouvoir en utilisant leur propre personne.

En cela, ce cas est un peu un mélange des deux premiers.

Un marketing en trois actes

Pour bien réussir sa campagne de personal branding, il faut d’abord définir plusieurs choses.

A commencer par soi-même.

Acte 1 : soi-même

Il est communément admis que le personal branding suppose avant tout de bien se connaître soi-même.

Logique, puisque c’est sa propre personnalité qu’on met en avant pour se promouvoir en tant que marque.

Et pour bien se vendre, il faut connaître ses forces et ses faiblesses.

Il faut aussi savoir quelle valeur ajoutée on peut apporter au consommateur.

C’est donc le moment idéal pour faire le point sur vous-même.

Interrogez-vous sur vos qualités et vos défauts.

Retracez votre parcours, et identifiez les points à mettre en avant pour bien vous vendre.

Définissez aussi clairement votre univers, afin de mieux y entraîner le consommateur.

Sachez ce qui fait votre différence, et mettez en avant vos valeurs humaines.

En bref, il s’agit de faire un bilan de compétences de vous-même.

Acte 2 :  sa cible

La deuxième étape consiste à définir la cible du personal branding.

On pense notamment aux caractéristiques du marché visé.

Est-ce un marché très concurrentiel ou un marché de niche ?

Interrogez-vous aussi sur les opportunités à saisir, ainsi que sur les freins éventuels que vous pourriez rencontrer.

Définissez également un persona, c’est-à-dire un profil type du client que vous seriez susceptible de toucher.

Acte 3 : son projet

Bien sûr, le personal branding suppose d’avoir un projet clairement défini en amont.

Vous devez savoir ce que vous cherchez à faire en faisant votre auto-promo.

Quels résultats voulez-vous obtenir ?

Demandez-vous quelles valeurs vous allez véhiculer via votre projet.

Demandez-vous également comment vous allez y arriver.

Quels outils allez-vous pouvoir utiliser pour votre stratégie de personal branding ?

La matrice Swot

Derrière ce nom un peu barbare se cache un excellent moyen de faire son auto-bilan.

Cette matrice se présente sous la forme d’un carré, divisé en quatre parties.

  • Les forces internes : c’est-à-dire tous les avantages qui émanent de votre propre personne.
  • Les faiblesses internes : ce sont vos défauts, qui peuvent vous freiner à titre personnel.
  • Les opportunités externes : tous les éléments externes sur lesquels vous pouvez vous appuyer pour réussir votre campagne de personal branding.
  • Les menaces externes : tout ce qui peut représenter un frein, et sur lequel vous n’avez pas ou peu d’incidence.

Trois étapes à franchir

Le personal branding peut se définir comme un processus en trois étapes.

Se connaître

C’est la base même du personal branding.

Cette première étape reprend tout ce que je viens de citer plus haut.

A savoir vos forces et vos faiblesses personnelles.

Et surtout, connaître votre valeur ajoutée, et ce que vous pouvez apporter que n’ont pas les concurrents.

Le personal branding passe aussi par une définition claire de vos objectifs, et de la façon dont vous allez les atteindre.

Se faire connaître

Une fois que tout ça sera bien clair dans votre tête, vous allez pouvoir commencer à construire votre stratégie de personal branding.

Et c’est là que vous allez devoir faire jouer vos relations.

Les réseaux sociaux seront vos meilleurs alliés durant les premiers temps.

Qu’ils soient récréatifs, comme Facebook, ou professionnels, comme LinkedIn.

C’est le moment de faire du social selling à fond !

Vous avez également intérêt à travailler soigneusement le référencement de votre site internet.

Quitte à combiner SEO et SEA si vous voulez une croissance plus rapide, et que vous avez un budget à consacrer au référencement payant.

Se faire reconnaître

Ça y est, vous avez enfin réussi à vous faire connaître un minimum.

Mais maintenant, il faut passer la seconde.

Car pour réussir, vous ne devez pas vous contenter d’être un peu connu.

Vous devez être connu de TOUS.

Comme Steve Jobs ou Alain Afflelou sont connus et associés à leurs marques respectives.

Et c’est là que votre expertise et votre valeur ajoutée feront toute la différence.

Car vous avez sacrément intérêt à vous démarquer de la concurrence.

Créez du contenu unique et interactif pour intéresser les consommateurs, et les convaincre de vous choisir VOUS.

Soyez présent sur vos différents réseaux de communication, afin d’augmenter vos indices de confiance et d’autorité.

Personal branding : avec quels outils ?

Pour bien réussir votre campagne de personal branding, vous pouvez vous appuyer sur plusieurs outils.

Les outils “physiques” d’un côté, et les outils digitaux de l’autre.

Les outils physiques

C’est-à-dire tout ce qui implique une intervention physique de votre part.

Citons par exemple les participations à des événements dans votre domaine d’activité.

Salons, conférences, masterclass, mais aussi interventions dans les grandes écoles, voire même dans la presse.

Autant d’événements qui peuvent vous aider à faire votre auto-promo.

Et si vous vous sentez l’âme d’un Victor Hugo 2.0, pourquoi ne pas écrire des guides, voire même des livres.

Ce statut d’auteur peut donner un sérieux coup de boost à une campagne de personal branding.

Car il confère une certaine autorité, et contribue en quelque sorte à légitimer vos compétences.

Les outils digitaux

Ici, on pense surtout au blog.

C’est en effet un support idéal pour faire votre propre promotion.

Vous pouvez y partager vos expériences personnelles, vos valeurs, votre parcours.

Un bout de vous-même en quelque sorte, qui vous permettra de créer une vraie relation avec vos clients.

Les réseaux sociaux sont également une bonne vitrine pour le personal branding.

Mention spéciale pour LinkedIn, le réseau social professionnel ami des entrepreneurs.

Le personal branding, c’est donc l’art de se vendre comme une marque.

Et surtout, c’est l’art de devenir et d’incarner une marque.

Parfois plus difficile que de promouvoir simplement une marque, mais aussi bien plus avantageux.

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